Commentaire Comparatif (enfants-soldats)
Les enfants-soldats est un phénomène récent
qui commence à devenir de plus en plus fréquent à cause de la pauvreté qui se
propage en Afrique. Les deux textes à notre analyse sont un article du journal Le
Monde Diplomatique d’Anne Kichenapanaidou qui est paru en décembre 2000 et
un extrait du roman Allah n’est pas obligé d’Ahmadou Kourouna paru en
2000. Nous nous demanderons dans quelle mesure les deux textes dénonce la
tragédie des enfants – soldats. Tout d’abord nous soulignerons le fait que nous
avons 2 textes complémentaires pour présenter la situation des enfants, ensuite
nous analyserons la tragédie dans les deux textes pour émouvoir le lecteur.
Tout d’abord les deux textes à notre analyse
forment une certaine imbrication puisque le premier texte est une critique du deuxième
texte qui est un extrait du livre critiqué. En fait, cette imbrication est appuyée
par l’utilisation de citation du deuxième texte dans le premier. De même
Kichenapanaidou décide d’utiliser une citation du livre dès le début pour
accrocher le lecteur. De plus nous pouvons dire du premier texte une critique
de livre à cause de sa structure qui commence par une présentation générale des
enfants – soldats, ensuite une focalisation sur le personnage, suivie par présentation
de l’auteur et finalement le style de l’auteur. Cette structure est accompagnée
par un ton formel et objectif en employant des statistiques : « il
existe aujourd’hui 300 000 enfants – soldats à travers le monde » (l.10) qui
enrichit davantage le genre du texte.
Même si le public visé est diffèrent dans les
deux textes à notre analyse : dans le premier texte comme c’est un article
dans le journal Le Monde Diplomatique donc le public est plutôt instruit
par la politique tandis que dans le deuxième texte l’auteur s’adresse à un
public francophone donc le public ici est beaucoup moins restreint que celui de
l’article de journal, nous avons un objectif similaire dans les deux textes qui
est le fait de sensibiliser la tragédie des enfants-soldats. Cet objectif est
appuyé dans la critique à travers l’énumération et l’anaphore en ni dès le
premier paragraphe, qui produit l’absence de famille, et la solitude pour créer
la pitié et la compassion du lecteur « ni père ni mère ni frère ni
sœur » (l.1)
Les textes à notre analyse ont étés tous réalisés
dans les années 2000, le contexte dans lequel paru ces textes c’est en fait les
guerres ethniques et religieuses de l’Afrique de l’Ouest comme annoncée dans la
critique du livre à la ligne 13. En fait, nous pouvons aussi associer le dessin
de presse à ce contexte puisque nous avons une illustration assez misérable
d’un enfant africain qui porte des haillons. Nous remarquons qu’il est africain
à travers ces traits physiques. Dans cette illustration il y a une certaine
ironie dans le fait que l’enfant utilise son kalachnikov comme béquille, donc
c’est à l’aide de l’arme qui l’a rendu handicapé qu’il est soutenu. En fait,
ceci symbolise l’état des enfant-soldats qui sont forcés d’être des soldats
même s’ils connaissent que ceci leur apporte de la misère mais ils n’ont pas
d’autres choix.
Les deux textes à notre études dénoncent le phénomène
des enfants – soldats non seulement à travers la complémentarité des deux
textes mais aussi en s’appuyant sur la tragédie pour émouvoir le lecteur
En effet, dans les deux textes les auteurs
produisent un contraste entre la guerre et l’enfant, ceci est montré dans le
texte d’Ahmadou Kourouma à travers le renversement du mot « enfant –
soldats » en disant « soldat – enfant » (l.2), l’auteur essaye
de faire un équilibre entre les deux termes qui en réalité ne devait pas être
un terme existant. Tout de même dans la critique d’Anna, nous avons une répétition
du mot « petit » (l.1-2) qui évoque en contraste tragique entre
l’enfant qui représente l’innocence, la vie, la jeunesse et le soldat qui est
symbole de la violence, du danger et de la mort. Nous avons une combinaison
faite entre ces deux derniers par l’énumération : « un enfant-
soldat, un Small – soldier, un Child- soldier » (l.3) qui appuie davantage
le contraste, de même à la ligne 5 « Kalach qui fait tralala », nous
avons une abréviation du mot Kalachnikov et l’onomatopée « tralala »
qui produit le son de la musique, ceci renforce encore le cote enfantin. Ce
contraste est aussi montré a l’aide du ton enfantin appuyé par le vocabulaire
familier et la structure de phrase oralisée « ça tenait » (l.18) employée dans le deuxième texte qui se met en
contraste avec le champ lexical de l’armée et de la violence « cri –
explosion – égorge » (l.15 -17) « on était capitaine, commandant,
colonel, le plus bas grade était lieutenant » (l.6-7). Bref les deux
auteurs créent un contraste entre l’enfant et la guerre pour renforcer la tragédie
et pour révoquer le phénomène des enfants – soldats.
Ensuite, les deux textes soulignent la
déshumanisation et la banalisation de la mort et de la violence. Ceci est
montré dans la critique à travers la citation « pour manger, et égorger à
son tour » (l. 3- 4), le fait de mettre les deux actions dans une seule
phrase montre à quel point les enfants perdent leur humanité à cause de ce
phénomène, que pour eux égorger c’est quelque chose normale comme manger. Cette
banalisation de la violence est aussi montré dans le deuxième texte à travers
la comparaison des morts a des mouches « les vivants tombaient comme des
mouches » (l.9) il y a une certaine facilite de tuer. De même la
déshumanisation des enfants-soldats est présenté dans ce texte « Et ça tuait, ça tuait »
(l.9) pour Birahima, l’enfant qui raconte cette situation et totalement normale
il la raconte sans aucune surprise.
Même si le premier texte aborde un ton
objective puisque c’est une critique de livre, mais en effet il y a une
certaine subjectivité dans le texte à travers le choix de certains mots
« Ahmadou Kourouma relate d’une manière crue et exceptionnellement
réaliste la situation affligeante des guerres ethniques et religieuses de
l’Afrique de l’Ouest » (l.13-14) les mots « affligeante » et
« exceptionnellement » donne un effet de subjectivité au texte
puisqu’Anna Kichenapanaidou insiste sur le succès du lecteur et donc elle fait
une éloge de l’auteur. De même la subjectivité dans ce texte est montrée à
l’aide des choix de citations faites par l’auteur qui l’aide à dénoncer le phénomène
des enfants-soldats et à montrer leur vie extrêmement tragique et émouvante. Contrairement
à l’autre texte la subjectivité est claire dès le début du texte puisque nous
avons une focalisation interne sur le personnage principal de l'histoire qui
est appuyée par l’utilisation de la première personne du singulier dès le début
« Moi je rejoignis le casernement des enfants-soldats » (l.2)
Pour conclure, Kichenapanaidou et Kourouma
dénoncent la tragédie des enfants-soldats en ayant le même objectif mais de
façons différentes à cause de la dissimilitude des genres de textes et du
public visé. De même, ils font un contraste entre l’enfant et la guerre et ils
montrent la banalisation de la violence et la déshumanisation de ces
derniers. Le phénomène des enfants-soldats se propage de plus en plus et donc
devient un sujet important dans la littérature française ou beaucoup d’auteurs
utilisent dans leurs romans, comme Gil Courtemanche qui parle de ce phénomène
dans son roman Un Lézard au Congo qui parut en 2010.
Commentaire Comparatif (français littéraire)
Malheureusement le français est une langue qui
commence à perdre son prestige de plus en plus, puisque les élèves ne
maitrisent pas cette langue correctement. En effet le français est considéré comme étant une des langues les
plus difficiles à écrire, à cause de la richesse du vocabulaire, de sa syntaxe
et aussi puisqu’il y a amplement de règles grammaticales. Les deux textes pris
en considération sont premièrement un extrait de l’introduction dans Stylistique
Française par Eloi Legrand qui a été écrite en 1927, c’est une référence
linguistique pour beaucoup de générations. Deuxièmement un extrait tiré de
l’autobiographie écrite en 1995 : L’Autoportrait de Sergio Kokis
qui est un psychologue, peintre et écrivain natif du Brésil qui va donc discuter
les difficultés du français littéraire de son point de vue. A travers cette
analyse nous allons voir comment les deux auteurs ont pu présenter le français littéraire
à travers leur regard. Nous allons donc aborder les différents points de vue et
comment les métaphores et le symbolisme sont utilisés pour renforcer la vision
de chaque auteur.
Tout d’abord, les deux textes traitent le même sujet, qui
est le français littéraire mais de deux visions, deux points de vue différents.
Pour débuter, le premier texte qui est l’extrait de Stylistique Française est
écrit d’un regard d’un universitaire, donc nous pouvons dire qu’il est un
spécialiste dans ce sujet, de plus il est d’origines françaises. Contrairement à
l’auteur de L’Autoportrait qui est un natif brésilien donc pour lui la
langue est un choix non pas une obligation. En effet, nous pouvons remarquer
que dans le premier texte l’auteur emploie une certaine certitude dans ses
paroles et un ton supérieur adopté tout au long du texte, qui sont donc appuyés
par l’utilisation des verbes impératifs comme : « prenez – écoutez »
(ligne 8 et 9). Inversement à l’autre texte, où l’auteur emploie plutôt un ton
libre et simple puisque comme nous l’avons déjà mentionné le français pour lui
et seulement un assortiment, cela est donc accentué par le mélange de différents
langages : soutenu « lascifs, débridés », et courant. L’auteur utilise
aussi l’anglicisme « rap » (ligne 11), ce qui met en évidence le fait
que l’auteur essaye de faciliter l’écriture française. Mais nous devons aussi considérer
le fait que le texte a été écrit en 1995 ce qui est comme même récent par
rapport à l’autre texte, donc c’est totalement normal d’employer des mots en
anglais surtout quand ces mots n’ont pas de traductions en français. Bref les
deux textes sont écrits de deux points de vue ou plutôt de deux visions différentes.
D’autant plus, Eloi Legrand à travers son texte a pu
prouver que presque tout le monde est confronté par des problèmes à cause du
français littéraire, puisque ce dernier exige beaucoup de maitrise. L’auteur a
pu montrer cela en s’appuyant surtout sur l’exemple de l’enfant bourgeois :
« prenez dans un milieu bourgeois un enfant d’une douzaine d’années [...]
dressez l’inventaire de tous les mots qu’il emploie. A peine atteindrez-vous à
un total de deux cents » (ligne 8 à 11), l’auteur a spécialement choisi de
dresser comme exemple l’enfant bourgeois puisqu’il sait que bien sûr l’enfant
riche il a toutes les facilités et les chances pour avoir les meilleurs
éducations mais de même il n’a pas assez de vocabulaire ni d’emprise de la
langue. Ce qui signifie donc que tous les autres enfants qui sont d’une classe
sociale plus basse auront le même niveau, même peut-être plus faible. Nous
pouvons aussi se planter dans le contexte, le français stylistique a été
écrit en 1927 c’est pour cela que l’auteur emploi le mot
« bourgeois » puisque si ce texte a été écrit plus récemment,
peut-être l’auteur aurait pu remplacer le mot « bourgeois » par le
mot « riche » ou d’une « bonne classe sociale ». Puisque
qu’évidemment le mot « bourgeois » est de moins en moins utilisé ces
jours ci.
De plus l’extrait d’Eloi Legrand est divisé en trois
paragraphes, le plus grand paragraphe c’est celui où l’auteur donne l’exemple
de l’enfant bourgeois, donc nous pouvons apercevoir que le problème est amplifié.
Également, Legrand emploie la première personne du pluriel tout au long de son
texte pour inclure le lecteur et montrer qu’incontestablement tout le monde est
concerné : « nos élèves – notre langue – notre belle langue »
(ligne 1 et 17) non seulement il utilise la premier personne du pluriel mais
aussi le fait d’employer des questions rhétoriques tout au long du texte c’est
pour consolider l’inclusion et l’implication des lecteurs. De même pour
souligner et amplifier le fait que le problème de manque de maitrise chez les élevés
est un problème très important qui doit sérieusement être pris en considération.
Contrairement au deuxième texte, ou Sergio Korkis n’adopte que la première
personne du singulier : « je ressens – mon alter ego » puisque
comme c’est une autobiographie donc c’est un texte très personnel, donc
l’auteur n’a pas besoin de présenter l’avis des autres personnes ou même parler
généralement sur le problème, puisque son but est de seulement partager son
avis et son point de vue avec les autres. Les deux auteurs ont pu présenter les
difficultés de la langue française non seulement à travers les exemples mais
aussi à l’aide de l’emploi des métaphores et du symbolisme.
Toutefois, dans les deux textes traités, les auteurs
utilisent des métaphores pour exprimer leur avis envers le français littéraire
et ses difficultés. Dans l’extrait de stylistique française l’auteur
Eloi Legrand utilise le champ lexical de l’art et de la beauté pour parler du
vocabulaire du français littéraire : « Il a son vocabulaire à lui, nuancé,
riche, imagé, brillant de couleurs jusque dans les termes abstraits » (ligne 4
à 5), tout cela pour montrer à quel point le français est une langue très riche.
De même l’auteur emploie un vocabulaire valorisant à la syntaxe de la langue
française : « il a sa syntaxe à lui, lumineuse pour l’esprit, caressante pour
l’oreille » (ligne 5 à 6). Nous pouvons donc remarquer qu’Eloi Legrand a
employé un vocabulaire valorisant pour décrire la langue française. De même,
dans l’extrait tiré de l’Autoportrait, l’auteur décrit la langue française
comme un instrument musical qui est très beau à entendre mais qui est difficile
à maitriser : « la française exige un doigté de contrebassiste
et des lèvres taillées pour le saxo » (ligne 12). En fin de compte nous
pouvons remarquer que la métaphore joue un rôle très important dans les deux
textes pour décrire le français littéraire.
Contrairement au fait que les métaphores dans l’extrait
d’Autoportrait où Sergio Kokis sont aussi employées d’une façon
dévalorisante, plutôt un vocabulaire minoratif pour exprimer son point de vue
envers la langue française. Surtout le français littéraire puisque nous avons
constaté à l’aide du titre « écrire en français » que l’auteur
s’attaque précisément au français littéraire. Nous pouvons distinguer que
l’auteur commence par décrire la langue française comme un carcan (Collier
métallique qui sert à attacher un prisonnier à un poteau)[1] ce
qui signifie donc dans le sens figuré que c’est un entrave à la liberté. De
plus, l`auteur aussi compare la langue française au corps d’une femme pudique,
ce qui signifie que c’est difficile à découvrir et exige beaucoup de maitrise.
Subséquemment, c’est très contradictoire comment l’auteur utilise un
vocabulaire dévalorisant pour montrer à quel point le français est une langue
qui demande de la maitrise et qui doit être cultivée. De plus l’auteur aussi
peint l’image du français comme étant une prison où on cherche toujours à
échapper, dans le sens de s’y trouver : « le français agit pour moi
comme les barreaux de ma fenêtre bleue » (ligne 6). Bref l’auteur a utilisé
un vocabulaire dévalorisant dans le sens figuré, mais en effet à la fin nous
comprenons que ce vocabulaire est utilisé pour seulement mettre en valeur les
complexités du français à la demande de maitrise.
Pour conclure, nous pouvons distinguer qu’un des éléments
qui joue un rôle important sur le contenu c’est le contexte, et l’auteur lui-même,
qui donc renvoie à aborder le même sujet mais de façons différentes. On a vu
donc que les deux textes sont traités à travers deux points de vue différents
et qu’aussi les deux auteurs ont pu utiliser les métaphores et le symbolisme non
seulement pour valoriser la langue française mais aussi pour montrer les
difficultés dont la plupart des personnes en font face. Même s’il y a un
vocabulaire dévalorisant mais c’était seulement pour montrer à quel point la
langue française est une langue qui demande de la maitrise. Mais nous pouvons
aussi se demander si un jour tous les écrivains, même les natifs français vont
abandonner cette langue à cause de sa difficulté, non pas pour eux mais pour
les lecteurs.
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